Bon-Adrien Jeannot de Moncey
1754 - 1842
Né en 1754 à Palise, près de Besançon, dans une famille de juristes, Bon-Adrien Jeannot de Moncey s’engage dans l’armée contre la volonté de son père. Il fait ses preuves lors des guerres de la Révolution dans les Pyrénées, où il s’élève en quelques mois du grade de chef de bataillon à celui de commandant en chef de l’armée des Pyrénées-Occidentales. Ses victoires contre les Espagnols en 1794 établissent sa réputation de soldat courageux et méthodique.
Nommé inspecteur général de la gendarmerie par Bonaparte en 1801, Moncey reçoit le bâton de maréchal en 1804 et le titre de duc de Conégliano en 1808. En Espagne, il commande un corps d’armée et marche sur Valence, mais échoue à prendre la ville. Il participe ensuite à la campagne de l’Èbre et au siège de Saragosse en 1809. Sa carrière militaire active s’achève avec la campagne de France de 1814, où il défend la barrière de Clichy lors de la bataille de Paris avec une poignée de gardes nationaux.
Sous la Restauration, Moncey refuse de présider le conseil de guerre chargé de juger le maréchal Ney, estimant ce procès indigne — ce geste de conscience lui vaut trois mois de prison. De 1833 à sa mort, il occupe le poste prestigieux de gouverneur des Invalides. Il s’éteint en 1842 à l’âge de quatre-vingt-sept ans, doyen des maréchaux d’Empire, et repose sous le dôme des Invalides aux côtés de Napoléon.