Joachim Murat

Joachim Murat

1767 - 1815

Visez au cœur, épargnez le visage !

Dernières paroles, exécution à Pizzo, 13 octobre 1815
Roi de Naples

Fils d’un aubergiste du Lot, Joachim Murat naît en 1767 et s’engage dans l’armée à vingt ans. C’est lors du 13 Vendémiaire an IV (1795) qu’il se fait remarquer de Bonaparte en ramenant au galop les canons qui dispersent l’insurrection royaliste à Paris. Dès lors, son destin est lié à celui du futur empereur : il le suit en Égypte, en Italie, et épouse sa sœur Caroline Bonaparte en 1800. Sa bravoure au combat, sa silhouette flamboyante couverte de plumes et de fourrures, font de lui le plus célèbre cavalier de son temps — Napoléon le qualifie de « meilleur officier de cavalerie du monde ».

Nommé maréchal en 1804 et grand-duc de Berg en 1806, Murat est placé sur le trône de Naples en 1808. Il s’illustre dans toutes les grandes batailles de l’Empire : Austerlitz, Iéna, Eylau, où sa charge de cavalerie de quatre-vingts escadrons sauve l’armée française. En Russie, en 1812, il commande l’avant-garde et mène des charges héroïques mais désespérées. Roi de Naples, il tente de moderniser son royaume mais se heurte à l’hostilité de la noblesse locale et aux intrigues de son beau-frère l’Empereur.

Après la chute de Napoléon, Murat tente de sauver son trône en négociant avec les Alliés puis, lors des Cent-Jours, lance une campagne désastreuse pour unifier l’Italie. Réfugié en Corse, il tente un débarquement en Calabre avec une poignée d’hommes. Capturé à Pizzo le 13 octobre 1815, il est jugé par une cour martiale et fusillé le même jour. Fidèle à son panache jusqu’au bout, il refuse le bandeau et commande lui-même le peloton d’exécution.