Catherine-Dominique de Pérignon
1754 - 1818
Né en 1754 à Grenade-sur-Garonne, dans une famille de petite noblesse, Catherine-Dominique de Pérignon embrasse la carrière militaire avant la Révolution. C’est dans les armées des Pyrénées-Orientales qu’il se distingue : général de brigade en septembre 1793, général de division deux mois plus tard, il enchaîne les succès contre les Espagnols, s’emparant du camp du Boulou en 1794 et remportant la victoire de La Junquera. Après la mort du général Dugommier, il prend le commandement de l’armée et conduit les opérations qui aboutissent à la paix de Bâle avec l’Espagne.
Sa carrière prend ensuite un tour diplomatique : élu député au Conseil des Cinq-Cents, Pérignon est nommé ambassadeur en Espagne, où il négocie le traité de San Ildefonso en 1796, alliance stratégique entre la France et l’Espagne contre l’Angleterre. Nommé maréchal honoraire en 1804, il reçoit la charge de gouverneur du duché de Parme en 1806, puis sert dans le royaume de Naples auprès de Joseph Bonaparte. C’est avant tout un administrateur et un diplomate que l’Empire récompense.
Pérignon se rallie aux Bourbons en 1814 et reçoit le titre de marquis de la Restauration. Il meurt le 25 décembre 1818 à Paris, à soixante-quatre ans. Figure discrète du panthéon napoléonien, il illustre le profil de ces maréchaux honoraires — Kellermann, Sérurier — que Napoléon distingua pour récompenser des carrières militaires brillantes sous la Révolution plutôt que pour des faits d’armes sous l’Empire.