Jean-Baptiste Bessières
1768 - 1813
Né en 1768 à Prayssac, dans le Lot, Jean-Baptiste Bessières s’engage dans la garde constitutionnelle du roi en 1792 avant de rejoindre les armées de la République. Repéré par Bonaparte pendant la campagne d’Italie, il est placé à la tête des Guides, l’escorte personnelle du général, noyau de ce qui deviendra la Garde impériale. Sa loyauté sans faille et sa bravoure au combat en font l’un des hommes de confiance de Napoléon.
Nommé maréchal en 1804 et colonel-général de la cavalerie de la Garde, Bessières commande l’élite de l’armée impériale dans toutes les grandes batailles. Il s’illustre particulièrement à Austerlitz et à Eylau, où ses charges de cavalerie contribuent à sauver l’armée française. Fait duc d’Istrie en 1809, il est aussi apprécié pour sa modération envers les populations civiles et les prisonniers de guerre — qualité rare dans les guerres napoléoniennes. Napoléon le compare à Bayard pour sa générosité et son courage.
Le 1er mai 1813, à la veille de la bataille de Lützen, Bessières est tué par un boulet de canon à Rippach, près de Weissenfels, en Saxe. Napoléon, accablé, déclare : « Bessières a vécu comme Bayard et il est mort comme Turenne. » Son corps repose aux Invalides. À quarante-quatre ans, il était l’un des maréchaux les plus aimés de ses soldats et les plus estimés de l’Empereur, incarnation d’un idéal chevaleresque au cœur des guerres modernes.