Louis Nicolas Davout

Louis Nicolas Davout

1770 - 1823

Duc d’Auerstaedt, prince d’Eckmühl

Né en 1770 à Annoux, en Bourgogne, dans une famille de noblesse ancienne, Louis Nicolas Davout entre à l’école militaire de Paris en 1785 — il y est condisciple de Bonaparte. La Révolution accélère son ascension : général de brigade en 1793, il participe aux campagnes d’Égypte avant d’être nommé maréchal en 1804, à trente-quatre ans seulement, le plus jeune de la première promotion.

Le fait d’armes qui scelle sa légende est la bataille d’Auerstaedt, le 14 octobre 1806 : avec un seul corps d’armée de vingt-huit mille hommes, Davout affronte et défait l’armée principale prussienne forte de soixante-trois mille soldats — un exploit sans équivalent dans les guerres napoléoniennes. Napoléon le titre duc d’Auerstaedt, puis prince d’Eckmühl après sa victoire décisive de 1809 en Bavière. Surnommé le « Maréchal de fer » pour sa discipline inflexible, Davout est le seul maréchal de Napoléon à n’avoir jamais été vaincu. En 1812, il commande le 1er corps de la Grande Armée en Russie, puis assure la défense héroïque de Hambourg en 1813-1814.

Resté fidèle à Napoléon jusqu’au bout, Davout est nommé ministre de la Guerre pendant les Cent-Jours. Après Waterloo, il négocie la convention d’armistice avec les Alliés. Disgracié sous la Restauration, il se retire dans ses terres. Il meurt à Paris le 1er juin 1823, à cinquante-trois ans. Napoléon le considérait comme son meilleur lieutenant — jugement que l’histoire a largement confirmé.