Laurent de Gouvion-Saint-Cyr

Laurent de Gouvion-Saint-Cyr

1764 - 1830

Maréchal en 1812

Né en 1764 à Toul, Laurent de Gouvion-Saint-Cyr commence par étudier les beaux-arts avant de s’engager comme volontaire en 1792. Cette formation artistique lui confère un tempérament singulier parmi les généraux de la Révolution : réfléchi, méthodique, indépendant d’esprit, il refuse les compromissions politiques et reste à l’écart des intrigues. Ses qualités de tacticien le mènent au grade de général de division et au commandement de l’aile gauche de l’armée du Rhin sous Moreau.

Sous l’Empire, Gouvion-Saint-Cyr sert en Italie, en Espagne et en Catalogne, où ses succès sont constants mais insuffisamment récompensés — ses rapports froids avec Napoléon lui valent d’être tenu à distance. C’est la campagne de Russie qui lui apporte enfin la consécration : le 18 août 1812, sa victoire à la première bataille de Polotsk, où il repousse les Russes de Wittgenstein avec des forces inférieures, lui vaut le bâton de maréchal sur le champ de bataille.

Après la chute de l’Empire, Gouvion-Saint-Cyr connaît une remarquable carrière politique sous la Restauration. Deux fois ministre de la Guerre, il conduit une réforme majeure de l’armée française : rationalisation de l’avancement, intégration des anciens officiers napoléoniens, réorganisation du recrutement. Ces mesures, connues sous le nom de « loi Gouvion-Saint-Cyr » de 1818, modernisent durablement l’institution militaire. Il meurt le 17 mars 1830 à Hyères, quelques mois avant la révolution de Juillet.