Nicolas Charles Oudinot

Nicolas Charles Oudinot

1767 - 1847

Duc de Reggio - Maréchal en 1809

Né en 1767 à Bar-le-Duc, Nicolas Charles Oudinot s’engage à dix-sept ans dans le régiment d’infanterie du Médoc. La Révolution lui ouvre la voie du commandement : général de brigade en 1794, il se distingue par une bravoure physique qui confine à l’imprudence. Au cours de sa carrière, il reçoit le nombre stupéfiant de trente-quatre blessures — un record absolu dans les armées napoléoniennes. Balles, coups de sabre, éclats d’obus : son corps est un véritable champ de bataille à lui seul.

C’est à Wagram, en juillet 1809, que sa valeur éclate au grand jour. Dépassant les ordres de Napoléon par son audace, il emporte des positions clés et gagne son bâton de maréchal sur le terrain. Titré duc de Reggio en 1810, il commande le 2e corps de la Grande Armée en Russie en 1812. Blessé à Polotsk, il est remplacé par Gouvion-Saint-Cyr mais reprend le commandement après la guérison de ce dernier. En 1813-1814, il participe aux dernières campagnes de l’Empire avec la même vaillance inépuisable.

Après la Restauration, Oudinot sert fidèlement les Bourbons puis la monarchie de Juillet. Il est nommé grand chancelier de la Légion d’honneur en 1839 et termine sa carrière comme gouverneur des Invalides. Il meurt le 13 septembre 1847 à Paris, à quatre-vingts ans, couvert de cicatrices et d’honneurs. Son parcours illustre une forme de courage brut, physique et obstiné, qui fit de lui l’un des soldats les plus blessés de l’histoire militaire.