François Ier de France
1515-1547
De toutes choses ne m'est demeuré que l'honneur et la vie qui est sauve.
Lettre à Louise de Savoie après Pavie (1525)
Cousin et gendre de Louis XII, François d’Angoulême accède au trône le 1er janvier 1515 à l’âge de vingt ans. Dès les premiers mois de son règne, il mène son armée en Italie et remporte la bataille de Marignan les 13 et 14 septembre 1515 contre les redoutables mercenaires suisses, une victoire retentissante qui lui permet de reconquérir le Milanais. Ce triomphe inaugure un règne placé sous le signe de l’ambition militaire et du faste, et fait de François Ier le dernier roi-chevalier de France, adoubé sur le champ de bataille par le chevalier Bayard lui-même, selon la légende.
Le règne de François Ier est dominé par sa rivalité avec l’empereur Charles Quint, maître d’un empire colossal encerclant la France. Après la défaite de Pavie en 1525, où le roi est fait prisonnier, il doit signer le traité de Madrid en 1526, qu’il s’empresse de répudier une fois libre. Les guerres d’Italie se poursuivent jusqu’en 1544 sans résultat décisif. Parallèlement, François Ier se révèle un prince de la Renaissance accompli : il accueille Léonard de Vinci au Clos Lucé en 1516, lance la construction du château de Chambord en 1519, fonde le Collège des lecteurs royaux (futur Collège de France) en 1530 et impose le français comme langue officielle par l’ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539.
François Ier meurt le 31 mars 1547 au château de Rambouillet. Son règne de trente-deux ans a profondément transformé la France : il a centralisé l’administration, encouragé les arts et les lettres, et ouvert le pays aux influences de la Renaissance italienne. Les châteaux de la Loire, Chambord en tête, témoignent encore de cette ambition culturelle sans précédent. S’il n’a pu vaincre définitivement Charles Quint, il a maintenu la France au rang de première puissance européenne et légué à son fils Henri II un royaume modernisé mais toujours en guerre.