Louis XII

Louis XII

1498-1515

Le roi de France ne venge pas les querelles du duc d'Orléans.

Claude de Seyssel, La Monarchie de France (1519)
Le Père du Peuple, aimé pour sa politique fiscale modérée

Arrière-petit-fils de Charles V par la branche d’Orléans, Louis XII accède au trône en 1498 à la mort de son cousin Charles VIII, qui ne laisse pas d’héritier. Ancien duc d’Orléans, il avait participé à la révolte des princes contre la régence des Beaujeu avant d’être vaincu et emprisonné à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier en 1488. Devenu roi, il fait preuve de clémence envers ses anciens adversaires, déclarant que « le roi de France ne venge pas les querelles du duc d’Orléans ». Il fait annuler son mariage avec Jeanne de France pour épouser Anne de Bretagne, veuve de Charles VIII, et maintenir ainsi le lien entre la Bretagne et la couronne.

Louis XII poursuit les guerres d’Italie avec des ambitions encore plus vastes que son prédécesseur. Il conquiert le duché de Milan en 1499, faisant valoir ses droits hérités des Visconti par sa grand-mère Valentine. Il s’empare ensuite du royaume de Naples en 1501, qu’il partage brièvement avec Ferdinand d’Aragon avant que les deux alliés ne s’affrontent. Chassé de Naples en 1504, il perd également Milan en 1512 après la formation de la Sainte Ligue. Sur le plan intérieur, il promulgue la grande ordonnance de Blois en 1499, qui réforme la justice, et allège considérablement la pression fiscale sur ses sujets.

Louis XII meurt le 1er janvier 1515 au palais des Tournelles à Paris. Les états généraux de Tours lui avaient décerné dès 1506 le titre de « Père du Peuple », témoignage de la reconnaissance populaire pour sa politique fiscale modérée et son souci du bien commun. Si ses campagnes italiennes se sont soldées par des échecs, son règne reste dans les mémoires comme une période de relative prospérité intérieure. Sans héritier mâle, il laisse la couronne à son cousin et gendre François d’Angoulême, le futur François Ier.